Guide · Marketing numérique
Préparer une demande de contenu : brief, faits et validations
Pour obtenir un contenu utile dès la première version, précisez dans un brief court l’objectif, le public, le support, le message et l’action attendue. Joignez les faits confirmés avec leur source, vos éléments de marque et les autorisations d’utilisation des images. Nommez aussi la personne qui valide et distinguez le brouillon, la version approuvée, la publication et la vérification en ligne.
Ce guide approfondit Marketing numérique au Québec : le guide complet

Une demande floue oblige la personne qui crée à deviner, et chaque supposition devient une correction. Ce guide complète notre article sur les priorités du marketing numérique pour une entreprise québécoise : une fois le chantier choisi, voici comment formuler une demande de texte web, d’article, de visuel, de présentation ou de vidéo que l’on peut produire et relire sans malentendu.
Cadrer la demande en cinq décisions
Commencez par l’objectif : ce que la personne doit comprendre ou faire après avoir vu le contenu. « Savoir que nous installons aussi hors de Québec » se vérifie; « améliorer notre image » ne se vérifie pas. Si un contenu doit porter trois objectifs, prévoyez plutôt trois pièces.
Décrivez ensuite le public : ce qu’il sait déjà, la question qu’il se pose et l’endroit où il lira. Un gestionnaire d’immeubles qui compare des soumissions ne lit pas comme un particulier qui découvre votre métier.
Nommez le support et ses contraintes :
- page web : sa place dans le site, ses liens et l’action proposée;
- article : la question précise à laquelle il répond;
- visuel : le canal, les dimensions et un texte intégré très court;
- présentation : commentée en personne ou lue seule, en fichier modifiable ou en PDF;
- vidéo : la durée visée, l’orientation de l’écran, les sous-titres, la voix ou le texte à l’écran.
Formulez le message principal en une phrase; si vous n’y arrivez pas, le contenu risque d’en dire trois à moitié. Terminez par l’appel à l’action (demander une soumission, réserver une visite) et vérifiez que cette suite fonctionne, par exemple que le formulaire aboutit à une adresse réellement suivie.
Le modèle ci-dessous rassemble ces décisions et celles des sections suivantes. Son exemple est fictif : Atelier Boréal, une ébénisterie inventée pour l’illustration, demande une page de service.
| Rubrique | À préciser | Exemple fictif |
|---|---|---|
| Objectif | Ce que le lecteur doit comprendre ou faire | Demander une visite pour des armoires sur mesure |
| Public | Qui, ce qu’il sait, sa question | Propriétaires qui rénovent une cuisine |
| Support | Type, format, fichier livré | Page du site existant, lecture mobile d’abord |
| Message | Une seule phrase | Des armoires conçues pour votre pièce, du plan à l’installation |
| Appel à l’action | Étape suivante vérifiée | Formulaire de demande de visite |
| Faits et sources | Ce qui fait foi, qui le confirme | Liste des essences offertes en 2026, confirmée par la propriétaire |
| À exclure | Affirmations à ne pas faire | Aucun délai de fabrication promis |
| Marque | Ton, logo, couleurs, exemples | Vouvoiement, logo vectoriel, deux pages modèles |
| Droits | Origine et autorisation des images | Photos de l’équipe, accord écrit des personnes reconnaissables |
| Langue | Versions prévues, relecture du français | Français seulement |
| Validation | Qui relit, qui approuve | La propriétaire |
| Échéance | Date souhaitée et raison | Avant un salon de l’habitation, à confirmer |
Fournir des faits confirmés et une marque utilisable
La personne qui crée ne peut pas vérifier vos prix, votre territoire ou vos conditions. Pour chaque fait à inclure, indiquez la source qui fait foi (page de l’offre, liste de prix en vigueur, document daté) et la personne qui tranche en cas de doute. Si un ancien document sert de base, dites ce qui a changé depuis.
Séparez trois catégories : confirmé, à confirmer, à ne pas mentionner. Un service en pause, un délai que vous ne pouvez pas tenir ou une certification en cours d’obtention appartiennent aux deux dernières. Un texte bien écrit rend une information plus crédible, pas plus vraie : une offre périmée bien formulée reste une erreur, simplement plus difficile à repérer.
Chaque chiffre demande une source et une date : « plus de 20 ans d’expérience » suppose une année de fondation vérifiable. Les témoignages et les noms de clients ne s’utilisent qu’avec l’accord des personnes concernées. Faute de preuve, décrivez concrètement votre façon de travailler.
Pour la marque, les adjectifs aident peu : « moderne et chaleureux » peut mener à dix résultats différents. Fournissez plutôt des éléments applicables :
- le vouvoiement ou le tutoiement, et les mots maison à utiliser ou à éviter;
- le logo en fichier source, les couleurs et les polices;
- les photos déjà approuvées, avec leur usage permis;
- deux contenus que vous aimez, en expliquant pourquoi, et un que vous n’aimez pas.
Si le logo reste à créer, dites-le à part : chez Serafex, un logo peut être examiné sur demande, sans constituer une prestation complète d’identité de marque.

Vérifier les droits et la langue avant la production
Posséder un fichier ne donne pas le droit de le publier. Selon la Loi sur le droit d’auteur (nouvel onglet), l’auteur d’une œuvre en est en principe le premier titulaire; l’employeur l’est pour une œuvre créée par une personne salariée dans l’exercice de son emploi, sauf entente contraire. Une cession n’est valable que rédigée par écrit et signée. Les photos d’un pigiste ou le logo dessiné par une connaissance ne vous appartiennent donc pas automatiquement.
Dans le brief, indiquez pour chaque image, vidéo ou texte fourni qui l’a créé, l’entente qui en permet l’usage et les supports visés. Pour une banque d’images, lisez la licence : usage commercial, modifications permises, mention de l’auteur. Une image trouvée par un moteur de recherche n’est pas libre pour autant. Pour un contrat précis, consultez un juriste.
Les personnes reconnaissables demandent leur propre accord. Éducaloi rappelle qu’on ne peut pas publier une photo ou une vidéo où l’on reconnaît quelqu’un (nouvel onglet) sans son accord, notamment pour promouvoir ou vendre, y compris un contenu créé par intelligence artificielle qui semble la représenter. Conservez un accord écrit qui précise l’usage prévu.
La langue se décide aussi dans le brief. Dans son aide-mémoire pour faire des affaires en français (nouvel onglet), l’Office québécois de la langue française rappelle que la documentation commerciale doit être rédigée au moins en français, quel que soit le support, sites Web et réseaux sociaux compris. Une autre langue est possible si le français figure au moins de manière équivalente et si sa version reste accessible dans des conditions au moins aussi favorables. La responsabilité revient à celui qui rend l’information disponible au public, même lorsqu’un tiers a produit le contenu. Le gouvernement du Québec cite aussi les publicités parmi les obligations linguistiques des entreprises (nouvel onglet).
Indiquez donc les versions prévues, celle qui sert de référence et la personne qui relit le français, sans oublier le texte intégré aux visuels, les sous-titres et le texte à l’écran des vidéos.
Organiser les retours, les révisions et les états du contenu
Avant la première version, nommez qui relit quoi : les faits commerciaux, la cohérence de marque et l’approbation finale ne relèvent pas toujours de la même personne. Désignez quelqu’un pour rassembler les commentaires et trancher les contradictions avant de les transmettre; deux consignes opposées produisent une version qui ne satisfait personne.
Un retour utile nomme la version, l’endroit, le problème et le changement attendu. « Je ne suis pas certain du texte » appelle une nouvelle interprétation; « version 2, deuxième paragraphe : nous n’installons pas à Montréal, retirer la mention » se corrige du premier coup. Pour un visuel ou une vidéo, situez l’élément : le titre, la séquence à 0:40, la troisième diapositive.
Corriger un fait ou recadrer une photo est une révision; changer de public, de message ou de support après approbation rouvre le brief. Pour la création de contenu avec Serafex (textes web, articles, visuels et retouche d’images, vidéos, présentations), les formats, les quantités, les révisions et les délais se conviennent pour chaque travail.
Gardez enfin des états distincts :
- brouillon : une proposition à relire, qui n’engage encore personne;
- version approuvée : une décision portant sur une version précise;
- publiée : le contenu est en ligne ou diffusé à l’endroit prévu;
- vérifiée en ligne : quelqu’un a contrôlé le résultat réel, liens, images, affichage mobile et appel à l’action compris.
Une demande enregistrée n’est pas une production commencée, et une approbation ne publie rien. La plateforme Serafex distingue d’ailleurs, pour les contenus de site, les états approuvé, publié, vérifié en ligne et indexé. Pour un contenu destiné à votre site web, le parcours peut aller jusqu’à l’intégration et la publication selon les accès et les validations prévus. Côté réseaux sociaux, préparer une publication ne la diffuse pas, et l’espace Réseaux de la plateforme est actuellement en développement; voyez comment planifier vos contenus de réseaux sociaux.
Utiliser un assistant IA sans lui confier la vérification
Un assistant IA aide à transformer des notes en plan, à proposer des variantes de titres, à adapter un texte à un autre public ou à repérer les rubriques vides d’un brief. Il devient risqué quand on lui demande les faits. Les conseils de Google Search Central sur le contenu généré par IA (nouvel onglet) l’expliquent : les modèles génératifs ne récupèrent pas de faits, ils prédisent une suite de mots probable, d’où des inexactitudes possibles.
Google recommande donc de vérifier manuellement l’exactitude et la fiabilité de tout contenu généré par IA avant sa publication, y compris le titre de la page, la meta description, les données structurées et les textes alternatifs des images. Il suggère aussi d’expliquer comment un contenu a été créé lorsque cela aide le lecteur.
En pratique :
- fournissez vos faits confirmés au lieu de demander à l’assistant de les trouver;
- faites relire par une personne chaque chiffre, nom, prix ou condition;
- refusez tout témoignage, statistique ou certification que vous ne pouvez pas prouver;
- ne collez pas d’information confidentielle dans un outil dont vous ignorez les conditions d’utilisation;
- vérifiez qu’une image générée ne semble pas représenter une personne réelle.
Avec Serafex, Seraf travaille à partir des informations auxquelles votre compte lui donne accès : vos consignes, vos documents et vos faits confirmés. Un brief complet améliore donc directement la proposition, mais la relecture des faits et l’approbation de la version à publier restent des décisions humaines.
Avant votre prochaine demande, relisez le modèle : chaque rubrique vide est une question que l’on devra deviner.

Lucas
Mathis



